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Le syrphe, la mouche qui ressemble à une guêpe : la reconnaître, et pourquoi la garder

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En brefLe syrphe est une mouche jaune et noire qui imite les guêpes, mais il n'a pas de dard : il est totalement inoffensif. On le reconnaît à sa seule paire d'ailes, à ses très gros yeux, à l'absence de taille fine et à son vol sur place. Les adultes pollinisent les fleurs, et les larves de nombreuses espèces mangent des pucerons. Ce n'est pas un nuisible : laissez-le faire.
Syrphe ceinturé posé sur des fleurs : mouche à abdomen orange rayé de noir, une seule paire d'ailes transparentes, gros yeux
Photo : Hans Hillewaert, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Une petite « guêpe » qui reste immobile en l’air au-dessus des fleurs, puis repart d’un coup : c’est presque toujours un syrphe. Malgré ses rayures, c’est une mouche, sans dard, et une alliée du jardin. Inutile de la chasser.

Qu’est-ce qu’un syrphe ?

Les syrphes sont des mouches : des diptères, et non des hyménoptères comme les abeilles, les guêpes, les bourdons ou les frelons. D’après l’INRAE, plus de 5 000 espèces ont été décrites dans le monde. Elles mesurent de quelques millimètres à 20 mm. Beaucoup sont jaunes et noires, mais les couleurs et la pilosité varient beaucoup d’une espèce à l’autre.

Leurs couleurs imitent celles des guêpes : Bruxelles Environnement les cite parmi les insectes qui leur ressemblent. Le syrphe ceinturé, sur la photo en haut de cette page, est orangé à bandes noires.

Comment le distinguer d’une guêpe ?

D’après le site Jardiner Autrement et l’INRAE :

  • une seule paire d’ailes, alors que les guêpes et les abeilles en ont deux ;
  • de très gros yeux, qui couvrent presque toute la tête ;
  • pas de taille fine entre le thorax et l’abdomen : il est plus petit et plus fin qu’une guêpe ;
  • un vol stationnaire caractéristique : il reste immobile en l’air, puis file d’un coup ;
  • pas de dard.

Ses gros yeux aident aussi à le distinguer du frelon asiatique, précise l’INRAE, avec la taille et la silhouette. Pour les autres insectes rayés, voir notre page abeille ou guêpe.

Éristale gluante posée sur une feuille : syrphe brun sombre et velu, abdomen marqué de taches orangées, gros yeux, une seule paire d'ailes
L'éristale gluante (Eristalis tenax), un autre syrphe : plus sombre et velue, elle fait plutôt penser à une abeille. Photo : Charles J. Sharp, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Tous les syrphes ne ressemblent pas à des guêpes. Certains, plus sombres et velus comme l’éristale, rappellent davantage une abeille. Les gros yeux et l’unique paire d’ailes restent les meilleurs indices.

Le syrphe pique-t-il ?

Non. D’après l’INRAE, les syrphes n’ont pas de dard et sont totalement inoffensifs pour l’homme.

Larve de syrphe : la reconnaître, et son rôle contre les pucerons

Larve de syrphe, sorte de petit asticot beige translucide sans pattes, en train de s'attaquer à un puceron sur une feuille
Une larve de syrphe s'attaque à un puceron : chez de nombreuses espèces, c'est leur nourriture principale. Photo : Katja Schulz, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Ses larves ressemblent à de petits asticots sans pattes, blancs ou vert translucide. D’après Jardiner Autrement, chez certaines espèces, elles chassent les pucerons : une seule larve peut en tuer jusqu’à 300 en une nuit, même si elle n’en mange que 30 à 40. D’autres espèces se nourrissent de débris organiques.

Si vous trouvez sur un rosier ou un potager une petite larve au milieu d’une colonie de pucerons, ne l’écrasez pas : c’est sans doute une larve de syrphe prédatrice, utile contre les pucerons.

Un allié à garder au jardin

Les adultes se nourrissent du nectar et du pollen des fleurs, et participent ainsi à la pollinisation, d’après l’INRAE et Jardiner Autrement. Ils sont donc utiles deux fois : comme pollinisateurs à l’âge adulte, et contre les pucerons à l’état de larve.

Pour les attirer, laissez fleurir le jardin du printemps à l’automne et évitez les insecticides. Un syrphe qui tourne autour de la table ne présente aucun danger : il n’y a rien à faire.

Sources

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