Le syrphe, la mouche qui ressemble à une guêpe : la reconnaître, et pourquoi la garder

Une petite « guêpe » qui reste immobile en l’air au-dessus des fleurs, puis repart d’un coup : c’est presque toujours un syrphe. Malgré ses rayures, c’est une mouche, sans dard, et une alliée du jardin. Inutile de la chasser.
Qu’est-ce qu’un syrphe ?
Les syrphes sont des mouches : des diptères, et non des hyménoptères comme les abeilles, les guêpes, les bourdons ou les frelons. D’après l’INRAE, plus de 5 000 espèces ont été décrites dans le monde. Elles mesurent de quelques millimètres à 20 mm. Beaucoup sont jaunes et noires, mais les couleurs et la pilosité varient beaucoup d’une espèce à l’autre.
Leurs couleurs imitent celles des guêpes : Bruxelles Environnement les cite parmi les insectes qui leur ressemblent. Le syrphe ceinturé, sur la photo en haut de cette page, est orangé à bandes noires.
Comment le distinguer d’une guêpe ?
D’après le site Jardiner Autrement et l’INRAE :
- une seule paire d’ailes, alors que les guêpes et les abeilles en ont deux ;
- de très gros yeux, qui couvrent presque toute la tête ;
- pas de taille fine entre le thorax et l’abdomen : il est plus petit et plus fin qu’une guêpe ;
- un vol stationnaire caractéristique : il reste immobile en l’air, puis file d’un coup ;
- pas de dard.
Ses gros yeux aident aussi à le distinguer du frelon asiatique, précise l’INRAE, avec la taille et la silhouette. Pour les autres insectes rayés, voir notre page abeille ou guêpe.

Tous les syrphes ne ressemblent pas à des guêpes. Certains, plus sombres et velus comme l’éristale, rappellent davantage une abeille. Les gros yeux et l’unique paire d’ailes restent les meilleurs indices.
Le syrphe pique-t-il ?
Non. D’après l’INRAE, les syrphes n’ont pas de dard et sont totalement inoffensifs pour l’homme.
Larve de syrphe : la reconnaître, et son rôle contre les pucerons

Ses larves ressemblent à de petits asticots sans pattes, blancs ou vert translucide. D’après Jardiner Autrement, chez certaines espèces, elles chassent les pucerons : une seule larve peut en tuer jusqu’à 300 en une nuit, même si elle n’en mange que 30 à 40. D’autres espèces se nourrissent de débris organiques.
Si vous trouvez sur un rosier ou un potager une petite larve au milieu d’une colonie de pucerons, ne l’écrasez pas : c’est sans doute une larve de syrphe prédatrice, utile contre les pucerons.
Un allié à garder au jardin
Les adultes se nourrissent du nectar et du pollen des fleurs, et participent ainsi à la pollinisation, d’après l’INRAE et Jardiner Autrement. Ils sont donc utiles deux fois : comme pollinisateurs à l’âge adulte, et contre les pucerons à l’état de larve.
Pour les attirer, laissez fleurir le jardin du printemps à l’automne et évitez les insecticides. Un syrphe qui tourne autour de la table ne présente aucun danger : il n’y a rien à faire.



