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Campagnol et rat taupier : les reconnaître, leurs dégâts et que faire au jardin

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En brefLe rat taupier est le campagnol terrestre, un rongeur de 12 à 22 cm qui mange les racines et rejette de petits monticules plats et groupés. Au jardin, les moyens à votre portée sont le piégeage dès les premiers monticules, le grillage à la plantation et les prédateurs. La bromadiolone est retirée depuis 2020 et les appâts au phosphure de zinc relèvent d'un usage professionnel. Le campagnol amphibie, au bord de l'eau, est protégé.
Campagnol du genre Arvicola sortant de son terrier dans l'herbe : pelage brun foncé, tête ronde, petit œil, oreilles presque cachées
Photo : Peter G Trimming, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Le campagnol que l’on appelle rat taupier est le campagnol terrestre : celui qui ronge les racines des arbres fruitiers et fait jaunir les plantes du potager. Son nom trompe, car ce n’est ni une taupe ni un rat. Le mot « campagnol » désigne aussi d’autres espèces, dont une est protégée et une autre porte un virus : mieux vaut savoir laquelle vous avez.

Comment reconnaître un campagnol terrestre ?

La FREDON Auvergne et le bulletin de santé du végétal de Nouvelle-Aquitaine décrivent le même animal, avec des chiffres un peu différents.

  • Taille : 12 à 22 cm sans la queue, plus 5 à 11 cm de queue.
  • Poids : 60 à 120 g selon la FREDON Auvergne, 80 à 180 g selon le bulletin.
  • Allure : grosse tête ronde sans cou marqué, petits yeux bruns, oreilles courtes presque cachées dans le pelage.
  • Pelage : brun roussâtre à brun noirâtre dessus, gris jaunâtre sur le ventre.
Campagnol terrestre brun, vu de profil, sur un talus herbeux
Un campagnol terrestre photographié en Allemagne : grosse tête ronde, petits yeux, oreilles presque cachées dans le pelage. Photo : Rabensteiner, Domaine public, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Il vit sous terre, de jour comme de nuit. Selon la FREDON Auvergne, il creuse des galeries d’alimentation à une dizaine de centimètres de profondeur et un réseau plus profond pour vivre. On le voit surtout l’été par temps sec, quand il sort chercher en surface ce qu’il ne trouve plus dans le sol.

Vous croiserez deux noms latins pour cet animal : Arvicola terrestris dans les brochures et l’arrêté de 2014, Arvicola amphibius dans l’arrêté de 2020. Une note de 2022 parue chez la SFEPM, société française d’étude des mammifères, retient amphibius et juge terrestris obsolète. Ne le confondez pas avec Arvicola sapidus, le campagnol amphibie, qui est une autre espèce, protégée.

Que mange un rat taupier ?

Des racines surtout. La plaquette du réseau FREDON cite les racines charnues (pissenlit, légumineuses), les bulbes et les rhizomes. Il en consomme chaque jour à peu près son poids, et la FREDON Auvergne précise 80 à 100 %. À l’automne, il stocke des réserves de racines dans ses galeries.

Sa capacité à se multiplier explique la vitesse des dégâts. La plaquette en donne un ordre de grandeur : 2 adultes en mars peuvent donner 100 campagnols en octobre. C’est un potentiel, pas une règle. La gestation dure 3 semaines, une portée compte 4 à 6 petits, et les sources comptent de 2 à 6 portées par an. L’animal vit rarement plus d’un an.

Les populations suivent des cycles, sur 3 à 5 ans pour la plaquette et 4 à 6 ans pour la FREDON Auvergne. Au sommet, elles peuvent dépasser 1 000 animaux à l’hectare. Leur minimum annuel se situe à la sortie de l’hiver.

Quels sont les dégâts du rat taupier ?

Un indice fréquent est une plante qui dépérit sans raison visible, avec des racines rongées et sectionnées, surtout près de monticules aplatis et rapprochés. Aucun indice isolé ne suffit à le désigner. La FREDON Auvergne liste les plantes touchées :

  • arbres fruitiers : pommiers, cerisiers, pruniers ;
  • potager : carottes, pommes de terre, betteraves, laitues, poireaux, asperges ;
  • plantes d’ornement : rosier, lilas, troène, laurier, groseillier, iris, lys, glaïeul ;
  • jeunes arbres en forêt, et les vignes dans des cas isolés.

Les jeunes arbres sont les plus exposés. Le bulletin de Nouvelle-Aquitaine note que quelques animaux suffisent pour causer de gros dégâts dans un jeune verger, alors qu’un arbre bien installé résiste mieux.

En prairie, le problème change d’échelle. La FREDON Auvergne cite des pertes de fourrage allant jusqu’à 45 %, mesurées par l’INRA à Marcenat (Cantal). La terre des monticules salit aussi le foin et use le matériel.

Quelles sont les espèces de campagnols ?

La France compte 12 espèces de campagnols, selon le support de formation de Faune Tarn-Aveyron. Cinq reviennent dans les recherches et les textes officiels.

EspèceTaille sans la queueOùSignesÀ retenir
Campagnol terrestre ou rat taupier (Arvicola amphibius, ex-terrestris)12 à 22 cmprairies, vergers, jardinspetits monticules groupés, racines coupéesorganisme nuisible listé
Campagnol des champs (Microtus arvalis)8 à 12 cmcultures, prairies, vergerstrous ouverts reliés par des « chemins » visibles, aucun monticuleorganisme nuisible listé
Campagnol provençal (Microtus duodecimcostatus)6 à 11 cmvergers du Sud, maraîchagepetits monticulesorganisme nuisible listé
Campagnol amphibie (Arvicola sapidus)16,5 à 24 cmbords de cours d’eau, fosséscrottiers sur les berges, végétaux coupésespèce protégée
Campagnol roussâtre (Clethrionomys glareolus)non chiffrée dans nos sourcesforêts, lisières, parfois bâtiments prochesaucun signe propre citéréservoir du virus Puumala

Les tailles viennent du bulletin de Nouvelle-Aquitaine et, pour le campagnol amphibie, de Faune Tarn-Aveyron. La SFEPM donne pour ce dernier environ 20 cm et 165 à 280 g.

Le campagnol des champs : comment le reconnaître ?

Il vit davantage en surface. Il mange des plantes herbacées et des graines, et peut aussi ronger le collet des jeunes arbres, c’est-à-dire la base du tronc. Le bulletin de Bourgogne signale des tas de végétation coupée et de petites crottes noires à l’entrée des galeries.

Pelouse sous la neige fondante : un chemin d'herbe rase mène à un trou rond, trace du campagnol des champs
Les traces du campagnol des champs sur une pelouse, à la fonte de la neige : un chemin d'herbe rase qui mène à un trou ouvert, sans monticule. Photo : Wilhelm Zimmerling PAR, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Le campagnol amphibie : une espèce protégée

Il vit au bord des cours d’eau lents, des canaux et des fossés. Il est protégé depuis l’arrêté du 15 septembre 2012, qui l’a ajouté à la liste de l’arrêté du 23 avril 2007 sur les mammifères : il est interdit de le détruire et d’abîmer son habitat. La SFEPM alerte sur le fait qu’on le confond avec le surmulot ou le rat musqué, et qu’il est victime de campagnes de dératisation.

Si vos dégâts se situent sur une berge, ne posez donc rien avant d’avoir identifié l’animal. La FREDON de votre région peut vous aider. Le ragondin se distingue facilement par sa taille : environ 60 cm et 5 à 8 kg, d’après la SFEPM.

Campagnol amphibie au pelage brun foncé, museau rond et petits yeux noirs, sur des feuilles mortes
Un campagnol amphibie (Arvicola sapidus), espèce protégée, vivant près d'une rivière. Pelage brun foncé, museau rond, oreilles presque invisibles. Photo : David Perez, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Rat taupier ou taupe : comment faire la différence ?

La FREDON Auvergne prévient que les deux sont souvent confondus. Pourtant, seul le campagnol ronge les racines. Notre page sur la taupe détaille l’animal lui-même ; voici ce qui permet de trancher sur le terrain.

Ce que vous observezRat taupierTaupe
Hauteur du monticule5 à 10 cm, aplati10 à 30 cm, conique
Dispositiongroupés en plaque, parfois chevauchésalignés et espacés
Terrefine, avec des débris de racines« boudins » de terre au sommet
Position de la galerieà côté du monticule, la terre sort à 45°sous le monticule
Étendue du réseauenviron 60 m, ou un nid d’environ 25 m²200 à 250 m, en ligne
Plantesracines rongées et coupéesplantes soulevées, pas mangées

Le tableau croise la brochure de la FREDON Auvergne, la plaquette du réseau et le bulletin de Nouvelle-Aquitaine. Un seul critère ne suffit pas, car le rat taupier s’installe volontiers dans de vieilles galeries de taupe et y passe inaperçu.

Pour vérifier chez vous, procédez dans cet ordre :

  1. Regardez le sommet d’un monticule frais : la présence de boudins désigne la taupe.
  2. Sondez le sol avec une tige, en partant du monticule : le bulletin indique que la galerie passe dessous pour la taupe, à côté pour le campagnol.
  3. Tirez doucement sur une plante qui jaunit : si elle vient sans résistance et que ses racines sont coupées, le rat taupier est le suspect.
  4. Observez ce que prend un piège : la plaquette y voit le moyen sûr d’identifier l’espèce présente.

Comment se débarrasser d’un rat taupier au jardin ?

Agissez tôt : tous les documents agricoles consultés insistent sur ce point. La plaquette indique que la maîtrise devient difficile une fois les populations élevées. Un couple éliminé au printemps représente près de 100 campagnols de moins sur l’année, selon le bulletin de Nouvelle-Aquitaine.

Piège à rat taupier : quel modèle et quand le poser ?

Le piégeage est efficace tant que les animaux restent peu nombreux et que les pièges sont relevés souvent, précise la plaquette. Commencez dès les premiers monticules. La fin de l’hiver et le début du printemps s’y prêtent bien, puisque la population est alors à son plus bas et que la reproduction démarre.

Deux types reviennent dans les sources : le piège à guillotine et le piège à pince. Le plan d’action d’Occitanie juge la guillotine la plus efficace contre le campagnol terrestre, mais son prix reste élevé. La méthode décrite par la plaquette tient en six gestes :

  1. Repérez le monticule le plus gros ou le plus frais.
  2. Avec une sonde, cherchez la galerie entre ce monticule et un autre, plus petit et plus récent.
  3. Dégagez-la à la bêche ou à la tarière.
  4. Posez le piège : ouverture dans le sens de la galerie pour une guillotine, deux pinces adossées l’une à l’autre et enfoncées le plus loin possible.
  5. Relevez plusieurs fois par jour. La FREDON Auvergne parle de 2 à 4 relevés.
  6. Laissez les pièges en place jusqu’à la capture de toute la famille, soit 4 à 8 animaux par nid, mais déplacez-les après 24 heures sans prise.

La principale différence avec la taupe tient à l’ouverture. La FREDON Auvergne explique qu’il n’est pas nécessaire de la reboucher pour le campagnol, car le courant d’air l’attire. Elle conseille aussi de laisser rouiller des pièges neufs 3 semaines dans la terre, et de ne laisser aucune odeur : gants, pas de tabac.

Le geste et le matériel de base sont proches de ceux décrits sur notre page piège à taupe. Le groupement de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) de votre département propose des formations, selon la plaquette.

Aucune source lue ne décrit de piège « fait maison » : nous n’en donnons donc pas de modèle.

Le grillage autour des racines

Le bulletin de Nouvelle-Aquitaine cite le grillage autour de chaque arbre lors de la plantation, et la grille pour isoler une parcelle. Il faut donc y penser avant de planter : on ne protège pas ainsi une plante déjà attaquée.

Pour une clôture, le plan d’Occitanie décrit un grillage galvanisé à maille de 13 mm, haut de 1 m et enterré de moitié, dont le haut est recourbé vers l’extérieur. Ce plan, mis à jour en 2025, annonce à titre indicatif environ 1 000 € pour 100 m, et vise le campagnol provençal en verger. Pour un jardin familial, nous n’avons trouvé ni dimensions officielles ni test chiffré.

Les prédateurs : utiles, mais pas immédiats

La FREDON Auvergne et la plaquette citent les rapaces de nuit (effraie, hibou moyen-duc, chouette hulotte) et de jour (buse, milan, faucon). S’y ajoutent le renard, l’hermine, la belette, la fouine et le blaireau. L’hermine ne s’éloigne pas à plus de 300 m d’un abri, d’où l’intérêt des haies.

Vous pouvez aider ces animaux de trois façons :

  • garder ou planter des haies, des tas de pierres et des arbres isolés ;
  • planter un perchoir : un piquet de 2 m environ avec un tasseau en travers, à côté de la zone touchée et non dessus ;
  • poser un nichoir à chouette, sans aller le visiter au printemps et sans produit toxique à proximité.

Ces mesures limitent le développement des campagnols sans les éliminer, souligne le bulletin de Nouvelle-Aquitaine : elles agissent à moyen et long terme. Une haie nouvelle demande 10 à 20 ans pour jouer pleinement son rôle, selon la FREDON Auvergne.

Comment faire fuir les campagnols ?

Rien de ce que nous avons lu ne « fait fuir » un campagnol à coup sûr. Ce qui est documenté consiste à rendre le terrain moins accueillant : garder l’herbe rase autour des plantations, ce qui prive l’animal de refuge et l’expose aux prédateurs, et limiter les taupes, dont il emprunte les galeries.

Le travail du sol casse les galeries, mais le plan d’Occitanie le dit à double tranchant : la terre ameublie facilite le retour des campagnols.

Vinaigre blanc et plantes répulsives : ça marche ?

Aucune preuve à notre connaissance. Les documents agricoles et officiels que nous avons lus sur la lutte contre les campagnols ne proposent ni le vinaigre blanc, ni une plante répulsive, ni les ultrasons. Cela ne prouve pas que ces méthodes échouent, seulement que personne parmi ces organismes ne les recommande.

Le seul vinaigre cité concerne un autre sujet, et il mérite d’être su : d’après la FREDON Auvergne, les œufs du parasite de l’échinococcose résistent au vinaigre, à l’eau de javel et au froid. La cuisson au-delà de 60 °C les détruit. Rincer ses légumes au vinaigre ne protège donc pas de ce risque.

Bromadiolone et appâts : que reste-t-il de permis ?

La bromadiolone, longtemps utilisée contre le rat taupier, n’est plus autorisée comme produit phytopharmaceutique. Le plan d’Occitanie cite une décision de l’Anses du 21 février 2020 interdisant son usage à compter du 20 décembre 2020. La DRAAF Bourgogne-Franche-Comté date le retrait du dernier produit du 21 décembre 2020. Les conseils en ligne qui la mentionnent sont donc périmés.

Les appâts actuels contiennent du phosphure de zinc, qui dégage un gaz très toxique dans l’estomac de l’animal. La note nationale reprise par le bulletin de 2023 parle de leur usage par des professionnels disposant du certiphyto. Les conditions exactes dépendent de l’autorisation de chaque produit, consultable sur E-Phy, le catalogue de l’Anses. La plaquette alerte sur le risque d’empoisonner la faune sauvage si les grains sont mal enterrés. La fumigation au phosphure d’aluminium, elle, est réservée à des applicateurs agréés.

Pour un jardin de particulier, la réglementation limite fortement les possibilités. Depuis le 1er janvier 2019, les jardiniers amateurs ne peuvent ni utiliser ni détenir de produits phytopharmaceutiques, rappelle la DRAAF Nouvelle-Aquitaine. Seuls restent permis le biocontrôle, les substances à faible risque et les produits utilisables en agriculture biologique. Depuis le 1er juillet 2022, même un professionnel ne peut plus, en principe et hors ces mêmes catégories, utiliser ces produits dans les propriétés privées à usage d’habitation, jardins compris.

N’utilisez pas de mort-aux-rats dans les galeries : chaque produit ne vise que les usages inscrits sur son étiquette. Notre page raticide détaille les règles. Un animal empoisonné peut aussi être mangé par les rapaces et les renards que vous cherchez à attirer.

Le rat taupier est-il dangereux pour l’homme ?

Les sources lues ne signalent aucune attaque. Le risque est sanitaire et les cas restent rares : la consigne de base est de ne pas toucher l’animal à mains nues.

L’échinococcose alvéolaire. La FREDON Auvergne décrit le cycle de ce petit ver parasite. Le campagnol avale des œufs déposés sur l’herbe, puis un renard, un chien ou un chat mange le campagnol. Ses crottes dispersent de nouveaux œufs sur les baies, les pissenlits ou les légumes d’un potager non clos. L’être humain se contamine en avalant accidentellement ces œufs.

Cette maladie du foie peut être grave, et les premiers signes arrivent souvent tard. Une étude de Santé publique France a identifié 407 patients hospitalisés pour cette forme en France hexagonale de 2006 à 2022. Ils vivaient surtout en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Grand Est et en Auvergne-Rhône-Alpes, et la tendance est à la baisse. Ce chiffre vient des données hospitalières : il ne compte pas toutes les infections. Lavez les fruits et légumes du jardin, lavez-vous les mains après avoir touché la terre, et faites vermifuger chiens et chats avec votre vétérinaire.

Campagnol roussâtre au dos brun-roux et aux oreilles bien visibles, devant un vieux tronc
Le campagnol roussâtre, habitant des forêts et des lisières : dos brun-roux, oreilles bien visibles. Il est le réservoir du virus Puumala. Photo : Charles J. Sharp, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Les hantavirus. Ils concernent surtout une autre espèce. Le campagnol roussâtre, qui vit en forêt et en lisière, est le réservoir du virus Puumala, selon l’Institut Pasteur. Ce virus provoque une fièvre hémorragique avec atteinte des reins, détectée surtout dans le quart nord-est du pays. On l’attrape surtout en respirant des poussières contaminées par les excréments, en nettoyant un local fermé ou en manipulant du bois.

Le campagnol des champs héberge un autre virus, Tula, à l’origine de rares cas selon le même dépliant officiel. Les sources lues ne citent pas le rat taupier comme réservoir de ces virus. Le bulletin de Nouvelle-Aquitaine mentionne aussi la leptospirose pour les campagnols terrestres et des champs.

Portez des gants pour relever les pièges et lavez-vous soigneusement les mains : la FREDON Auvergne en fait une règle, en raison de ces maladies. En cas de fièvre après une activité en forêt ou le nettoyage d’un local inhabité, ou devant tout doute, consultez un médecin en lui signalant ce contact. En cas d’urgence, appelez le 15.

Le rat taupier est-il un nuisible aux yeux de la loi ?

Oui, au sens de la réglementation agricole. L’arrêté du 16 avril 2020 inscrit trois espèces sur la liste des organismes nuisibles : campagnol terrestre, campagnol des champs et campagnol provençal.

Le retrait de la bromadiolone n’a pas abrogé l’arrêté du 14 mai 2014. Selon la DRAAF Bourgogne-Franche-Comté (mars 2023), ses chapitres II à V ne s’appliquent plus. Ses articles 1, 3, 4, 5 et 18 restent applicables, de même que l’article 6 hors bromadiolone. Il fonde la lutte sur la surveillance, le piégeage et la prédation. Son article 5 permet à un arrêté préfectoral de rendre la lutte obligatoire sur certaines zones et périodes, là où des signataires d’un contrat de lutte sont présents. Ce texte vise les cultures, mais votre commune peut être concernée : demandez à votre mairie ou à la FREDON de votre région.

Les erreurs à éviter

  • Accuser la taupe quand les racines sont coupées, ou piéger avant d’avoir regardé les monticules.
  • Attendre l’automne : la population est alors au plus haut.
  • Intervenir sans vérifier sur une berge, où le campagnol amphibie est protégé.
  • Acheter de la bromadiolone ou un appât agricole sur Internet.
  • Manger crus des fruits sauvages ou des pissenlits ramassés au ras du sol : la règle reprise par la FREDON Auvergne est de les cuire, car la congélation ne suffit pas.

Sources

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